|
|
|
|
Journal Humoristique paraissant le Samedi |
| |
|
Page :
1 2 3 4 5 6
|
| |
| |
dans les différents airs de son répertoire.
La gracieuse divette a d'abord remporté
un succès de larmes avec la complainte de
l' Enfant perdu que sa mère n'abandonne
pas. Le duo comique avec l'évèque a fait
passer des sanglots au sourire.
La romance sentimentale Tu n'auras pas
ma rosé a été redemandée, et elle a eu
d'égal comme succès que la chanson d'amour : Tu auras ma rosé.
Enfin les couplets de la Hache et la chansonnette finale Gai, gai, marions-nous ont
montré avec quelle variété la grande artiste
savait déguiser la pauvreté do l'opéra de
MM. Pierre Sardou et Victorien Larousse.
La pièce est en effet commes les autres
interprètes :
elle est faite pour qu'on n'en
parle pas.
Il est superflu de dire que M. Sardou a
dissimulé sous d'innombrables ficelles un
sujet qui compte à peu près pour rien :
Much Sardou about nothing.
Marquis de MORES-RIDENDO
Le Rire à l'Étranger
Nous publierons chaque semaine un choix
des meilleures fantaisies sur la politique ou
les mœurs, extraites des principaux journaux Humouristiques étrangers.
Notre prochain numéro reproduira, entre
autres, les charges les plus typiques sur la
|

Le "Old great man de" Varzin.
(Floh, Vienne.)
|
chute du chancelier Caprivi. Celle que
nous donnons aujourd'hui, extraite du Floh n'a plus qu'un intérêt rétrospectif, mais elle est curieuse.
Bismarck, qui fait ici son Gladstone,
s'écrie en donnant de grands coups de
hache dans le chêne : "Je ne sais pas si c'est moi qui suis trop faible ou le chêne qui est trop fort"
Le principal amusement du dessin, c'est qu'il est arrangé en question. Cherchez Caprivi !
L'autre caricature de politique étrangère extraite du Punch, a trait à la guerre de Corée. Le « Petit Ah-Sid » — c'est ainsi que les Anglais désignent génériquement le Chinois — est quelque peu harcelé par le frelon japonais.
Quant au dessin du Sketch, il sera jugé
tout à fait amusant par le public parisien. On sait les mécontentements qu'ont occasionné, dans le Londres qui s'amuse, la croisade pour la moralisation des promenoirs de
l' "Empire", et la fermeture de cet établissement comme conséquence. Imaginez les Folies-Bergeres ouvertes seulement désor mais aux vendeuses du journal En Avant, et vous comprendez le sel du dessin anglais.
En tous cas il est plaisant do voir les
Anglais eux-mêmes s'écrier : " Faut de la morale, mais pas trop n'en faut " et flatteur pour notre amour-propre que leur opinion concorde avec celle de Mlle Yvette Guilbert.
GLOBE-TROTTER. |
 |
 |
Le petit « AH SID » et le frelon.
(Punch, Londres.) |
La fondatrice d'un nouvel « Empire ».
(Sketch, Londres.) |
| |
|
|