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LES GAITES

DE LA RAMPE
musical, il y aura quelque espoir. Nous avons du
temps devint nous.
Parmi les nouveautés deux
ou trois pièces d'auteurs
gais, et par conséquent, ayant droit à toutes nos sympathies. MM. Georges Courteline et Marsoileau
n'ont pas cherché à innover
et à nous donner une nouvelle formule de revue dans les Grimaces de Paris. Ils se sont contentés d'une bonne petite popote sans prétention. Tout le monde réprie pourtant qu'il y a une revue de l'avenir à découvrir, une revue comme on n'en a jamais fait. On finira par croire que ce n'est pas vrai. M. Maurice Donnay est un des auteurs gais les plus apprécies dans les régions excessivement parisiennes. Ses mots ne seraient peut-être pas compris passé la Madeleine et le faubourg Poissonnière ; mais dans cette contrée civilisée, ils sont ce qu'ils sont, c'est-à-dire tout à l'ait exquis, frais comme l'œil et d'un élégant laisser- aller qui plaît.
Aussi Pension de Famille a réussi, grâce à la bonne humeur et à la fine observation de mœurs, qui ont fait passer le prétexte dramatique un peu mince.
Enfin Gismonda vient d'être donnée à la Porte Saint-Martin. On a fort acclamé Mme Sarah-Bernhardt
En attendant les fantaisies et les pages spéciales avec Illustrations, que nous pré
parons sur les principaux spectacles de la saison, nous ne dirons aujourd'hui que quelques mots de nos projets et peu de
chose des pièces actuellement représentées, qui ne sont déjà plus des nouveautés pour nos lecteurs. Nos projets, c'est de donner à la rubrique théâtrale et musicale un tour attrayant pour la variété et le caractère des illustrations.

Les grandes actualités théâtrales paraîtront accompagnées de dessins humourIstiques, en noir ou en couleurs, dûs aux meilleurs fantaisistes.
Quant au reste, il nous arrivera plus d'une fois de rire au drame, et de pleurer à la comédie, ce qui est encore une façon de rire.

Liquidons toujours l'arriéré.
Une bonne proportion de reprises sur tout. On sait bien qu'un des emblèmes de l'éternité est le serpent qui se mord la
queue. Mais dans certains théâtres, il se la mord un peu trop souvent.
' Quel est le chimiste dramatique qui découvrira l'aloès des reprises ?
Madame Sans - Gêne, Mam'zelle Nitouche, les Pirates de la Savane et les Mousquetaires enfin le Tour du Cadran e Rip, voilà des pièces qui ne nous rajeunissent pas. Hélas! comme le temps passe!

A remarquer aussi la tendance à importer des succès exotiques, à chercher de la gaité en Angleterre et de la musique en
Italie, lorsque chez nous ce n'est ni l'une ni l'autre qui manquent. Il n'y a que dans le commerce que les pièces italiennes n'ont pas cours ; dans les théâtres de musique nous avons simultanément Otello et Falstaff en attendant la prochaine première d'un Mascagni quelconque.
Pourtant on nous a affirmé que certains compositeurs français comme Charpentier, Pugno, Alexandre Georges, Benjamin Godard, Vincent d'Indy, Debussy, Samuel Rousseau et d'autres encore ont en porte feuille des partitions qui valent bien un bon nombre de timbales milanaises.
On voit que nous sommes larges et que nous en demandons pour tous les goûts.
Le jour où les directeurs de théâtres lyriques seront au courant du mouvement
 
 
 
UN MAUVAIS MARCHE







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